PROVERBES, DICTONS ET EXPRESSIONS IMAGÉES
POUR LES COURS DE FRANÇAIS
JOHN J. JANC
dicton: s.m: expression
sententieuse, rimée ou non, devenue populaire.
expression
imagée:
s.f.: expression souvent fondée sur une comparaison, une figure ou une
métaphore.
proverbe: s.m.: sentence, maxime
exprimée en peu de mots et devenue populaire.
Tous les bons
dictionnaires
Dournon, Jean-Yves. Mini-encyclopédie
des proverbes et dictons de France.
Paris. Édition du Club France
Loisirs, 1986.
Duneton, Claude, et
Sylvie Claval. Le Bouquet des
expressions imagées.
Encyclopédie thématique des locutions figurées
de la langue française.
Paris: Editions du Seuil, 1990.
Finbert,
Élian-J. Dictons et
proverbes français de tous les jours. Haute-Provence:
Les
Éditions Robert Morel, 1962.
Montreynaud, Florence,
et al. Dictionnaire de
proverbes et dictons.
Collection
“Les
Usuels du Robert Poche.” Paris: Dictionnaires Le Robert, 1989.
Pineaux, Jacques. Proverbes et dictons français. Collection “Que
sais-je--”
No 706. Paris: PUF, 1963.
Rey, Alain, et Sophie
Quantreau. Dictionnaire des
expressions et locutions.
Le
Trésor des manières de dire anciennes et nouvelles. Nouvelle édition.
Paris: Les Usuels du
Robert, 1989.
III. UN
PEU D’HISTOIRE
Le mot proverbe,
tiré directement du latin proverbium, apparaît pour la
première fois dans les textes du XIIe siècle. Mais jusqu’au milieu du XVIIIe
siècle son emploi est assez rare. [...]
Dicton est d‘usage
plus récent: tiré lui aussi du latin, il date du XVIe
siècle. On trouve
indifféremment dicton ou dictum.
Quant au
sens à donner à ces termes, il faut attendre, pour avoir une
définition à peu près correcte du premier, l'auteur de Manon
Lescaut, l'abbé Prévost; dans son Dictionnaire portatif
des mots français dont la signification n'est pas familière
à tout le monde, il écrit: “Proverbe, maxime ou
sentence courte et sensée, fondée ordinairement sur
l'expérience, et capable d'instruire ou de corriger.” Seul, le
caractère populaire du proverbe n'est pas marqué dans cette
définition.
Ne parlons
pas de celle du Dictionnaire de l’Académie en ses
différentes éditions (“espèce de sentence, de maxime
exprimée en peu de mots, et devenue commune et vulgaire”), qui
à notre avis laisse échapper l'essentiel, l'expérience de
la vie qu'exprime ainsi la sagesse populaire.
Quant
à la forme métaphorique que revêt d'ordinaire le proverbe,
ni l'une ni l'autre de ces définitions ne la soulignent.
Nous
aboutirons donc pour notre part à la définition suivante: le
proverbe est une formule nettement frappée, de forme
généralement métaphorique, par laquelle la sagesse
populaire exprime son expérience de la vie. Cette définition, qui
a certainement besoin de correctifs, nous permet en tout cas de distinguer
proverbe et dicton: formellement en effet, le dicton garde une allure directe,
et n'emprunte pas la forme imagée du proverbe. Pour l'expression proverbiale que les différents
dictionnaires consultés se contentent de caractériser ainsi:
“proverbial, qui tient du proverbe, expression proverbiale”, il
nous semble qu'elle présente d'avec le proverbe une différence
capitale: tandis que le proverbe offre un conseil de sagesse pratique, I'expression
proverbiale se contente de caractériser, par une formule imagée
et variable selon les époques et l'usage de la langue, une situation, un
homme ou une chose. Un conseil peut en découler, mais par
elle-même, I'expression proverbiale ne le contient pas. “Il est fort comme un Turc,
méchant comme un singe”, constatation d'un état de fait
dont le proverbe tirera la conclusion: “Qui s'y frotte s'y pique.”
Le proverbe succède ici à l'expression proverbiale. Ainsi, proverbe, dicton, expression
proverbiale doivent-ils être distingués; ils ont cependant un
caractère commun: ils viennent du peuple, ils appartiennent au peuple.
Si la littérature, singulièrement la littérature morale ou
didactique s'en est emparée, a forgé à son tour des
dictons, rarement des proverbes, toute étude des proverbes et dictons
français doit, sans négliger le développement
littéraire qu'ils ont pris, et pour rendre compréhensible
l'importance extraordinaire qu'encore aujourd'hui ils ont dans la vie et la
pensée populaires, retourner à leur source, c'est-à-dire
au peuple qui les a créés. [Pineaux, Jacques. Proverbes et dictons français. Collection “Que sais-je--”
706. Paris: PUF, 1963: 5-6.]
Il est permis de croire
que les proverbes
sont aussi anciens que la société... Les premiers durent probablement leur formule
populaire à des sentences utiles, à des traits tirés de
l’histoire, de la mythologie, de l’apologue, des lettres, des
sciences, des arts, des divers règnes de la nature.
Le plus ancien
collectionneur de proverbes connu est sans contredit Salomon.
Tous les philosophes de
l’antiquité savante ont attaché une importance
extrême aux proverbes...
C’est sous forme
de proverbes
que les prêtres firent parler les oracles, que les législateurs
promulguèrent leurs lois, que les sages et les savants
résumèrent leurs doctrines.
Ces maximes de la vie pratique devinrent même si recommandables
chez les peuples de l’antiquité que, pour les avoir sans cesse
présentes à l’esprit, ils les inscrivaient sur les monuments
publics des villes et même des villages. Ces inscriptions étaient si nombreuses dans
l’Attique, que Platon prétendait qu’on pouvait faire un
excellent cours de morale en parcourant cette contrée.
Les proverbes peuvent se diviser en
deux grandes catégories: les proverbes généraux,
qui expriment une idée morale ou pratique, vraie également dans
tous les pays, et les proverbes particuliers, qui doivent naissance à un
événement historique, à une coutume locale ou à une
aventure spéciale.
Les proverbes généraux
se retrouvent les mêmes chez tous les peuples.
Aide-toi, le ciel
t’aidera.
Les proverbes particuliers, au
contraire, ont une originalité toute spéciale et qui
caractérise le lieu ou l’occasion de leur naissance. Ce n’est qu’en Grèce
que l’on disait: Il
n’est pas donné à tout le monde d’aller à
Corinthe.
[Larousse, Pierre. Grand
Dictionnaire universel du XIXe siècle.
Paris: Administration du Grand Dictionnaire Universel, 1865-1876.]
1. Il faut faire attention
aux ouvrages que vous consultez.
S’ils n‘ont pas été édités en
France ou dans un pays francophone, vous risquez de tomber a) sur des fautes et
b) sur des traductions mot à mot des proverbes, dictons et expressions
imagées qui ne se disent pas forcément en français.
2. Il faut toujours
vérifier les proverbes, dictons et expressions dans au moins deux
sources différentes.
3. Il faut demander
à autant de Français que possible si le proverbe, dicton ou
expression que vous avez entendu se dit.
Il faut demander à des Français qui habitent à
Paris et en province. Il faut
interroger ceux qui ont fait des études et ceux qui n’en ont pas
fait, des adultes et des jeunes, des gens de milieux aisés et des gens
de milieux modestes.
4. Il faut tenir compte
du niveau linguistique des étudiants quand vous enseignez un proverbe,
un dicton ou une expression imagée. Vous risquez a) de perdre beaucoup de temps dans des
explications difficiles et b) de frustrer les étudiants.
V.
COMMENT VOUS EN SERVIR ET QUELQUES ACTIVITÉS
Nous avons mis des
explications et des exemples entre parenthèses, des activités
entre crochets.
Pour illustrer un
thème ou un sujet que vous étudiez avec vos étudiants:
1) Vous pouvez les mettre
au tableau noir, les expliquer et puis les oublier. 2) Vous pouvez faire faire des activités avec ces
proverbes, dictons et expressions imagées, soit en posant des questions
aux individus, soit en mettant les étudiants par groupes de deux, trois
et quatre et en leur donnant un exercice à faire. 3) Vous pouvez obliger les
étudiants à les apprendre par cœur et puis les mettre dans
un contrôle. 4) Vous pouvez
aussi les mettre dans un contrôle et donner des points en plus aux
étudiants qui s’en souviennent.
-Depuis A
jusqu’à Z. (De A
à Z.) (De A
jusqu’à Z) (du
commencement à la fin, complètement) (Il m’a tout dit, de A jusqu’à Z.)
-Mettre les points sur
les i [et les barres aux t] (faire
comprendre plus nettement et parfois brutalement ses intentions) (On entend
plus souvent la première partie du dicton.)
[Vos parents (vos profs)
ont-ils jamais mis les points sur les i--
Pourquoi--]
[Il existe un
très grand nombre de proverbes, de dictons et d’expressions
imagées qui traitent du monde animal. Nous n’en donnons que quelques-uns ici.]
CHAT
-Il n’y a pas un
chat. (Il n’y a personne.)
-avoir d’autres
chats à fouetter (avoir d’autres choses à faire)
-Chat
échaudé craint l’eau froide. (On est doublement prudent
après une première expérience malheureuse.)
-appeler un chat un chat
(dire honnêtement ce qu’on pense)
-du pipi de chat (une
boisson fade, une chose sans intérêt)
-Quand le chat
n’est pas là, les souris dansent.
-avoir un chat dans la
gorge (avoir la voix rauque à la suite d’une inflammation)
-donner sa langue au
chat (s’avouer incapable de trouver une solution)
[Lisez les
scénarios suivants et choisissez le proverbe, dicton ou expression
imagée que chacun illustre.
a) Mes parents ont
passé le week-end chez mes grands-parents. Samedi soir, j’ai invité tous mes amis à
faire la fête chez moi.
b) Après avoir
fait des recherches à la bibliothèque et sur Internet, Marie,
complètement frustrée, a demandé au prof de l’aider.
c) Quand je suis
passé par le centre-ville à trois heures du matin, je n’ai
vu personne.
d) Pierre n’est
pas toujours très diplomate parce que, de temps en temps, il ne
mâche pas ses mots, il s’exprime trop brutalement.
e) Toi, tu fais ce que
tu veux. Quant à nous, nous
devons nous occuper de quelque chose.
f) Le coca tiède
est vraiment imbuvable.
g) Le prof a du mal
à parler à la suite de sa bronchite.
h) Depuis qu’il
s’est cassé la jambe en faisant du ski, mon petit frère
refuse de participer à toute activité sportive.]
- CHIEN
-entre chien et loup (au crépuscule, quand la nuit
commence à tomber)
-Qui veut noyer son
chien l’accuse de la rage. (Quand on veut rompre avec qqn, on trouve
toujours un prétexte.)
-se regarder en chiens
de faïence. (se faire face dans une attitude hostile, sans parler)
-Il fait un temps de
chien.
-s’entendre,
vivre, être comme chien et chat. (se battre, se quereller sans cesse)
-avoir du chien (avoir
du charme, en parlant surtout, mais pas exclusivement des femmes)
[Complétez chaque
phrase en utilisant un des proverbes, dictons, ou expressions imagées.
a) Sharon Stone est
belle et sympa, elle.......
b) Paul est sortie avec
la copine de Julien, maintenant ils.......
c) Je n’aime pas
conduire.......parce qu’il n’y a pas assez de lumière.
d) Après
être sortie avec Anne ndant deux ans, Georges a rencontré Josette
et a décidé de laisser tomber Anne. Il l’a accusée de beaucoup de choses qui
n’étaient pas vraies.
Furieuse, je lui ai tout simplement dit: ..
e) Il pleut et il fait
du vent, il.......
f) Mon petit
frère et ma petite sœur se disputent jour et nuit, ils.......]
- MOUCHE
-Quelle mouche l’a
piqué-- (Pourquoi s’est-il mis en colère brusquement--)
-On ne prend pas les
mouches avec du vinaigre. (On ne
réussit pas par la dureté, on n’attire pas les gens en les
traitant durement.)
-On aurait entendu une
mouche voler. (Le plus profond silence règnait.)
-prendre la mouche (se
mettre en colère)
[Mettez-vous par groupes
de trois ou quatre. Imaginez des
situations qui illustrent bien les proverbes, dictons et expressions ci-dessus.]
- OISEAUX
-Fautes de grives, on
mange des merles. (Puisque l’on ne peut avoir ce que l’on
désire, on doit se contenter de ce que l’on a ou de qqch
d’inférieur.)
-bayer aux corneilles
(perdre son temps en regardant en l’air bêtement)
-bâiller aux corneilles
(s’ennuyer, être inoccupé)
-Quand les poules auront
des dents. (jamais)
-Il ne faut pas tuer la
poule aux œufs d’or.
-Il ne faut pas tuer la
poule pour avoir l’œuf.
(Il ne faut pas sacrifier le plus pour le mal.)
-sauter du coq à
l’âne. (passer sans
transition et sans motif d’un sujet à l’autre)
- VACHE
-être vache
(très dur) (Ce prof est
vache. L’examen a
été vache.)
-La vache! (exclamation
qui exprime l’admiration, l’étonnement ou
l’indignation)
-être une peau de
vache (une personne méchante)
-parler français
comme une vache espagnole (un basque espagnol) (parler mal le français)
-Il pleut comme vache
qui pisse. (beaucoup)
- D’AUTRES ANIMAUX ET INSECTES
-courir deux
lièvres à la fois (poursuivre deux objectifs en même temps)
-ménager la
chèvre et le chou (ménager les deux camps sans prendre parti)
-Il y a anguille sous
roche. (Il y a une chose
cachée que l’on soupçonne.)
-vendre la peau de
l’ours avant de l’avoir tué
(Il ne faut pas
construire sur des suppositions, sur des choses dont on n’est pas certain.)
-Revenons (Retournons)
à nos moutons. (parler de
ce dont on parlait avant de changer de sujet)
-Quand on parle du loup,
on en voit la queue. (se dit quand qqn arrive au moment où l’on
parle de lui)
-être connu comme
le loup blanc (être très connu)
-avoir une faim de loup
(avoir une faim vorace)
-Il fait un froid de
canard. (très froid)
-être une
grenouille de bénitier (qqn
qui passe tout son temps dans les églises)
-avoir des fourmis dans
les jambes (avoir une sensation de picotement)
-Il ne faut pas mettre
la charrue avant les bœufs.
-donner de la confiture
aux cochons. (offrir qqch de beau
à qqn qui ne peut l’apprécier)
-Une hirondelle ne fait
pas le printemps. (Un seul exemple
ne suffit pas pour autoriser, justifier qqch.)
-être (se
conduire, se comporter comme) un éléphant dans un magasin de
porcelaine
(se dit d’un
maladroit qui intervient dans une situation délicate)
LA BIBLE
-séparer le bon
grain de l’ivraie (séparer les bons des méchants, le bien
du mal)
-Œil pour œil,
dent pour dent.
-L’homme propose
et Dieu dispose.
-Aide-toi, Dieu (le
Ciel) t’aidera. (Il faut faire des efforts avant de compter sur la
Providence, la chance.)
-L’enfer est
pavé de bonnes intentions.
(Les bonnes
intentions peuvent aboutir à un résultat abominable ou nul.)
-être la brebis
égarée (être la brebis que le pasteur ramène au
troupeau)
-être le fils
prodigue -L’homme
ne vit pas que de pain.
-Qui use du glaive
périra par le glaive. -être
le sel de la terre
LE CORPS
-de bouche à
oreille (sans intermédiaire, sans publicité)
-être, rester
bouche bée (la bouche ouverte d’admiration,
d’étonnement, de stupeur)
-se lever du pied gauche
(être de mauvause humeur, mal commencer la journée)
-avoir les pieds
d’argile (personne fragile, vulnérable malgré les
apparences)
-être la (une)
tête de turc (être sans cesse en butte aux plaisanteries, aux
railleries de qqn)
-être une grosse
tête (être intelligent)
-Quand on n’a pas
de tête, il faut avoir des jambes.
-Pouce! (interjection
qu’emploient les enfants
(en tenant la main
fermée et le pouce levé) pour indiquer qu’ils se mettent
monentanément
hors du
jeu, pour demander une trêve)
-avoir les yeux plus
gros que le ventre
-coûter les yeux
de la tête à quelqu’un (coûter très cher)
-ne pas fermer
l’œil de la nuit
-Œil pour œil,
dent pour dent.
-avoir, garder une dent
contre qqn (avoir de la rancune, du ressentiment envers qqn)
-mener quelqu’un
par le bout du nez
-tirer les vers du nez
à quelqu’un (le faire parler, le questionner habilement))
-avoir un poil dans la
main (être paresseux)
-payer rubis sur
l’ongle (payer comptant, jusqu’au dernier sou et tout de suite)
-couper l’herbe
sous le pied de quelqu’un
(frustrer qqn d’un avantage en le devançant, en le
supplantant)
-avoir des fourmis dans
les jambes (avoir une sensation de picotement)
-Attention à tes
(vos) chevilles! (Attention: tu
deviens prétentieux, orgueilleux.)
[Vous avez besoin
d’une feuille de papier et d’un stylo. Chaque étudiant a une liste de phrases qui illustrent
des proverbes, dictons et expressions imagées que nous avons
étudiés. L’étudiant A commence par lire une phrase
à l’étudiant B.
Si, après la lecture, l’étudiant B devine de quel
proverbe, dicton ou expression imagée il s’agit, il doit dessiner
la partie du corps en question.
Parfois le proverbe, dicton ou expression imagée contient deux
parties du corps.Si’il ne donne pas la bonne réponse,
l’étudiant A a le droit de la dessiner. Chaque étudiant lira une phrase à tour de
rôle. Celui qui aura
dessiné le plus grand nombre de parties du corps gagnera le jeu.]
L’ÉTUDIANT A
1. Pauvre Julien! Tout le monde se moque de lui, rit de
lui. (être la (une)
tête de turc)
2. Marie sort avec
André. C’est toujours
elle qui commande, qui décide.
(mener qqn par le bout du nez)
3. Personne n’a
rien dit, mais tout le monde sait ce qui s’est passé entre Anne et
Paul. (de bouche à oreille)
4. Le pauvre professeur
est toujours en train de courir parce qu’il oublie toujours quelque
chose. (Quand on n’a pas de
tête, il faut avoir des jambes.)
5. Ces personnes
n’ont jamais travaillé.
(avoir un poil dans la main)
6. Je ne sais pas ce qui
s’est passé ce matin, mais Georges est de très mauvaise
humeur.
(se
lever du pied gauche)
7. Pendant que Pierre
était en vacances, Paul a demandé et reçu son job. (couper l’herbe sous le pied de
qqn)
8. Quand quelqu’un
joue mieux que lui, il répète souvent son mot
préféré.
(Pouce!)
9. Il ne faut jamais se
venger. (Œil pour œil,
dent pour dent.)
L’ÉTUDIANT
B
1. Einstein était
un génie. (être une
gosse tête)
2. Solange vient de
réussir brillamment à tous ses examens. Elle est très fière des résultats.
(Attention à tes (vos) chevilles!)
3. Le détective
privé a fini par savoir tout ce qu’il voulait. (tirer les vers du
nez à qqn)
4. Il est tellement
riche qu’il règle tout en cash. (payer rubis sur l’ongle)
5. Elle est
restée assise trop longtemps et maintenant elle a du mal à rester
debout.
(avoir des fourmis dans les jambes)
6. La semaine
dernière, j’ai battu mon meilleur ami aux échecs et depuis
il ne me parle plus.
(avoir, garder une dent contre qqn)
7. Quand j’ai
appris que j’allais hériter d’un million de dollars, je ne
pouvais pas parler.
(être, rester bouche bée)
8. Chaque fois que mon
frère mange des spaghettis, il en met trop dans son assiette.
(avoir
les yeux plus gros que le ventre)
9. Après avoir
perdu le match de tennis, Jean-Pierre a compris que d’autres joueurs jouaient
mieux que lui.
(avoir
les pieds d’argile)]
-une bête noire
(qqch, qqn de gênant, de difficile) (Les maths, c’est une de mes
bêtes noires.)
[A
l’école, quels sujets sont vos bêtes noires--]
-être noir de
monde (Il y a beaucoup de monde.)
[Quand le stade est-il noir
de monde-- Quels jours de la
semaine le centre commercial est-il noir de monde-- En quelle saison (Pendant
quels mois) la plage est-elle noire de monde-- En quelle saison (Pendant quels mois) les pistes de ski
sont-elles noires de monde-- En
quelle saison (Pendant quels mois) les campings sont-ils noirs de monde-- A quelle heure la
cafétéria est-elle noire de monde-- A quelle heure les couloirs du lycée sont-ils noirs
de monde--]
-être dans le
noir, dans le noir le plus complet (ne rien comprendre à qqch)
-être un blanc-bec
(un jeune homme sans expérience et sûr de soi)
-être une oie
blanche (une jeune fille très innocente, niaise)
-La nuit tous les chats
sont gris. (On confond les choses, les personnes dans
l’obscurité.)
-passer une nuit blanche
( ne pas dormir)
[Passez-vous jamais
une nuit blanche-- Pourquoi
passez-vous une nuit blanche-- Que faites-vous quand vous passez une nuit
blanche--]
[Mettez-vous
par groupes de deux. Chaque
étudiant va interviewer un autre. N’oubliez pas de prendre des
notes parce qu’à la fin de l’heure, vous partagerez les
résultats de l’interview avec toute la classe. Posez les questions
suivantes. Passez-vous souvent, de
temps en temps ou presque jamais une nuit blanche-- Quand avez-vous passé une nuit blanche pour la
dernière fois-- En
général pourquoi passez-vous une nuit blanche-- Quand vous passez une nuit blanche, que
faites-vous-- -rester au lit et
attendre que le sommeil arrive--
-prendre un somnifère-- -lire un livre-- -regarder la télé-- -boire du lait chaud-?compter les
moutons--]
[Avant de
présenter les expressions suivantes, on peut demander aux
étudiants quelle(s) couleur(s) ils associent à ces mots: la
colère, la dépression, la naïveté, l’optimisme,
la rage et le rire.]
-être vert de rage
-rire jaune (d’un
rire forcé, qui cache mal le dépit ou la gêne)
-être rouge de
colère
[Avez-vous jamais
été rouge de colère-- Quand avez-vous été rouge de colère
pour la dernière fois-- Quand
vous êtes rouge de colère, que faites-vous-- comment réagissez-vous--]
-être un bleu
(être un débutant, un naïf)
[Est-ce que vous vous
êtes jamais fait prendre comme un bleu-- Quand--]
-voir la vie en rose
(voir les choses du bon côté, avec optimisme)
[Connaissez-vous
quelqu’un qui voie la vie en rose--
Qui est-ce-- Voyez-vous la
vie en rose-- Avez-vous tendance
à voir la vie en rose ou en noir--
Pourquoi--]
-broyer du noir
(s’abandonner à des réflexions tristes, avoir des
idées noires)
(Broyez-vous jamais du
noir-- Quand broyez-vous du
noir-- Que faites-vous quand vous
broyez du noir--]
LA NOURRITURE
-être la (une)
bonne poire (personne qui se
laisse tromper, se laisse faire facilement)
-garder une poire pour
la soif (mettre de côté, en réserve)
-tomber dans les pommes
(s’évanouir)
-Occupe-toi de tes
oignons! (Occupez-vous de vos
oignons!) (se mêler des
choses qui le regardent)
-travailler pour des
prunes (pour rien, pour très peu)
-mettre de l’eau
dans son vin (modérer ses prétentions)
-C’était
(C’est) la goutte d’eau qui a fait (fait) déborder le
vase.
(Il
s’agit des changements subits et parfois violents qui se produisent chez
certaines
personnes lorsqu’elles sont poussées à bout.)
-Il n’a pas
inventé l’eau tiède (chaude) (ne pas être très intelligent)
-Il y a de l’eau
dans le gaz. (Cela ne va pas. Les gens vont se disputer.)
-mettre du beurre dans
ses épinards
(améliorer sa situation)
-avoir un œil au
beurre noir (avoir un œil marqué de noir du fait d’une contusion)
-On ne peut pas avoir le
beurre et l‘argent du beurre.
(Il faut
choisir. On ne peut jouir
d’un bien et du fruit de sa vente.)
-Il n’a pas
inventé le fil à couper le beurre. (ne pas être très intelligent)
-manger son blé en
herbe (utiliser, dépenser un bien productif avant qu’il
n’ait rapporté)
-être une grosse
légume (un personnage important, influent)
-être la
crème de la crème (le meilleur)
-Mi-figue,
mi-raisin.
(qui
présente une ambiguité, par un mélange de satisfaction et
de mécontentement, ou
de
sérieux et de plaisant) (On
m’a fait un accueil mi-figue, mi-raisin.)
-avoir du pain sur la
planche (avoit beaucoup de travail
à faire)
-Qui vole un œuf
vole un bœuf.
(La
personne qui commet un petit larcin finira par en commettre des grands.)
-On ne fait pas
d’omelette sans casser des œufs.
Complétez les phrases
suivantes en indiquant au moins trois choses.
On ne fait pas de
sandwich sans mettre... On
ne fait pas de pizza sans acheter...
On ne fait pas de
gâteau sans mélanger... On
ne fait pas de salade sans couper...
On ne fait pas de potage
aux légumes sans acheter...]
LES NOMBRES
-Jamais deux sans trois.
-être la
cinquième roue du carrosse (être inutile, insignifiant dans une
situation donnée)
[Avez-vous jamais
été la cinquième roue du carrosse-- Dans quelle situation et avec qui--]
Un(e) de perdu(e), dix
de retrouvés(es). (se dit plaisamment pour consoler qulqu’un
d’une déception sentimentale)
-Une fois n’est
pas coutume. -manger
comme quatre
-être, se mettre
sur son trente-et-un (avoir, mettre ses plus beaux habits)
[Aimez-vous vous
mettre sur votre trente-et-un-- Quand vous mettez-vous sur votre
trente-et-un-- Qu’est-ce que
vous avez mis la dernière fois que vous vous êtes mis sur votre
trente-et-un--]
-Dites
“trente-trois.” (demande formulée par un médecin qui
écoute les pouvons d’un patient)
-trente-six: nombre
utilisé pour
désigner un grand nombre indéterminé.
(Il
n’y en a pas 36 comme lui, elle, cela.)
-tous les trente-six du
mois ( jamais, pas très souvent).
(Je fais le ménage tous les trente-six du mois.)
[Que faites-vous tous
les trente-six du mois-- Que fait
votre mère tous les trente-six du mois-- votre père--
votre ami(e)--]
-voir trente-six chandelles
(être ébloui, étourdi par un coup, un accident, une chute)
[Avez-vous jamais vu
trente-six chandelles-- A quelle
occasion--]
-dire ses quatre
vérités à quelqu’un (lui dire sur son compte des
choses désobligeantes avec une franchise brutale)
-Neuf fois sur dix. (presque toujours)
-Treize à la
douzaine. (treize choses pour le prix de douze)
-se mettre en quatre (se
donner beaucoup de mal)
-un de ces quatre (un
jour, plus ou moins proche)
-faire les cent pas
(aller et venir)
LE TEMPS
-Noël au balcon,
Pâques au tison. (Quand il
fait beau à Noël, il fait froid à Pâques.)
-Il fait un froid de
canard (un temps de chien).
-Une hirondelle ne fait
pas le printemps.
-faire la pluie et le
beau temps (être très influent)
-Après la pluie,
le beau temps. (Après la
tristesse vient la joie.)
-Il fait un vent
à décorner les bœufs.
-Qui sème le vent
récolte la tempête.
(Une personne
qui incite à la violence, à la révolte, s’expose
à de grands périls)
-Il pleut des cordes
(des hallebardes).
-Il pleut comme vache
qui pisse.
LES VÊTEMENTS
-L’habit ne fait
pas le moine. (On ne doit pas
juger des gens sur l’apparence.)
-trouver chaussure
à son pied
(trouver,
rencontrer ce qui convient, surtout une femme ou un homme)
-une main de fer dans un
gant de velours
(une
autorité très ferme sous une apparence de douceur)
-être tiré
à quatre épingles (être habillé avec un soin
méticuleux)
-être, se mettre
sur son trente-et-un (avoir, mettre ses plus beaux habits)
-être endimanché
(s’endimancher) (s’habiller mieux que d’habitude)
-se moquer de quelque
chose comme de sa première chemise
(n’y
accorder aucun intérêt)
-porter la culotte
(être celui qui commande)
-connaître quelque
chose comme sa poche
-Cela te (vous) va comme
un gant.
(Cela te (vous)
va bien, en parlant d’un vêtement.)
-ouvrir le parapluie
(dégager sa
responsabilité ou la faire endosser par un autre, par d’autres, en
cas de difficultés)
DIVERS
-Il ne faut pas
mélanger les torchons et les serviettes
(Il faut traiter
différemment les gens selon leur condition sociale, les choses
selon leur valeur.)
-être
entre le marteau et l’enclume (être pris entre deux partis
opposés)
-tomber de
Charybde en Scylla
(échapper à un
inconvénient, un danger, etc. pour tomber dans un autre plus grave)
-être
la lanterne rouge (être la dernière personne)
-prendre des vessies
pour des lanternes (commettre une grossière erreur)
-jeter de l’argent
par les fenêtres
-Les murs ont des
oreilles.
-Le bonheur des uns fait
le malheur des autres.
-passer la nuit au
violon (en prison)
-renvoyer
l’ascenseur (répondre à un acte par un acte de même
nature)
-mettre des batons dans
les roues
-L’occasion fait
le larron. (Les circonstances peuvent amener à mal agir.)
2. Pour illustrer un
procédé stylistique
COMPARAISONS ET
MÉTAPHORES
-être bavard comme
une pie -être beau comme
un dieu
-être belle comme
un camion (fam.) -être
bête comme chou
-être bête comme ses pieds
-être blanc comme un cachet d'aspirine, un linge
-être doux comme
un agneau -être
fier comme un coq
-être fort comme
un taureau, un Turc -être
frais comme un gardon
(être en pleine forme, bonne santé)
-être gros comme
une patate (fam.) -être
joli comme un cœur
-être léger
comme le vent -être
maigre comme un clou
-être malin comme
un singe -être
moche comme un pou (fam.)
-être muet
(muette) comme une carpe -être
raide comme un passe-lacet
(être
sans argent)
-être robuste
comme un chêne -être
pâle comme la mort
-être rusé
comme un renard -être
sage comme une image
-être rouge comme
une écrevisse, une pivoine, une tomate
-être têtu
comme une mule, comme un Breton
[Mettez-vous par groupes
de deux. Pensez aux gens que vous
connaissez ainsi qu’aux personnalités du monde artistique,
sportif, politique, etc. Mariez-les avec les expressions suivantes. Notez vos réponses parce que
vous les partagerez avec les autres membres de la classe à la fin de
l’heure.]
[Votre professeur va
vous donner une liste de dix expressions imagées. Pensez aux gens que
vous connaissez ainsi qu’aux personnalités du monde artistique,
sportif, politique, etc. Mariez-les avec les expressions. Après avoir terminé ce
travail, vous allez vous mettre par groupes de deux ou trois. Vous allez demander à votre
(vos) partenaire(s) s’il est (ils sont) d’accord avec vous.
Utilisez les verbes suivants et le subjonctif: “Trouves-tu que...,”
“Crois-tu que...” et “Penses-tu que...” Si la personne
interrogée n’est pas d’accord, elle se servira aussi du
subjonctif. Notez vos réponses parce que vous les partagerez avec les
autres membres de la classe à la fin de l’heure.]
-boire comme un trou -dormir comme un
bébé, un loir, une souche
-être une armoire
à glace -fumer comme un pompier
-jouer comme un pied -manger comme un cochon
-pleurer comme une
madeleine
-s’entendre comme
larrons en foire (s’entendre à merveille)
-se pavaner comme un
paon (marcher avec orgueil, avec un maintien fier et superbe)
[Complétez chaque
expression en choisissant une réponse de la liste suivante: a) une couleuvre b) un chat, un cochon c) un paon d) un zèbre e) un chien f) un poisson g) une puce h) un ogre, un oiseau I) un coq
j) un
bénitier k) un
cochon Attention: une
réponse peut être utilisée deux fois.
1. courir comme 2.
nager comme
3. manger comme 4.
s’agiter comme
5. être
excité comme 6.
être paresseux comme
7. glisser comme 8.
être rouge comme
9. être vaniteux,
orgueilleux 10.
écrire comme
11. traiter qn comme 12.
être sale comme ]
1-d 2-f 3-h
4-j 5-g 6-a 7-a
8-I 9-c 10-b 11-e
12-k]
[En consultant la liste
des expressions ci-dessus, composez des slogans publicitaires pour les produits
suivants:
une marque de
somnifère, une marque de matelas, une marque de vêtements chics,
une marque de coupe-faim, une marque d’instruments de gymnastique, une marque
de produits de beauté pour femme, une marque de produits de
beauté pour homme, une marque de produit solaire, une marque de lait de
corps.]
RÉFÉRENCES BIBLIQUES ET
MYTHOLOGIQUES
-riche comme Crésus
-vieux comme Hérode, Mathusalem
-pauvre comme Job
-coiffé comme le diable
(être mal coiffé)
-C’est (comme) la toile de
Pénélope.
(se dit d’une entreprise
interminable. Elle passait
les jours à faire sa toile, les nuits
à la défaire.]
-Rendez à César ce qui est
à César. -découvrir saint Pierre
pour couvrir saint Paul
-déshabiller Pierre pour habiller Paul
-s’agiter, se démener comme un
diable
dans un bénitier
-A Pâques ou à la
Trinité. (jamais) -un baiser de Judas
-être traître comme Judas -une (des) flèche (s) de
Cupidon
-C’est une flèche du Parthe.
(trait piquant que qqn lance à la fin d’une conversation
par allusion aux Parthes qui tiraient
leurs flèches en fuyant)
-une victoire à la Pyrrhus
(une victoire où le vainqueur a
utilisé des armes telles
qu’il est lui-même
détruit au combat)
-ouvrir la boîte de Pandore -être
l’avocat du diable
-Le diable bat sa femme et marie sa fille.
(Il y a du soleil et il pleut en
même temps.)
STRUCTURES PARALLÈLES
-Tel père, tel
fils. -Telle
vie, telle mort.
-Les bons comptes font
les bons amis. -Aussitôt
dit, aussitôt fait.
-Qui s’y frotte,
s’y pique. -n’être
ni chaud ni froid
(être indifférent)
-Loin des yeux loin du
cœur. -Chose
promise, chose due.
-Plus on est de fous,
plus on rit. -Chose
dite, chose faite.
[Écrivez vos
propres proverbes.
Telle
mère,... Tel
prof,...
Tel
frère,... Tel
chien,...
Tels
parents,...
]
3. Pour illustrer un
point de grammaire
L’INFINITIF
-Partir, c’est
mourir un peu.
-Savoir, c’est
pouvoir.
-Vouloir, c’est
pouvoir.
[Écrivez vos
propres proverbes.
Chanter,
c’est
Sourire,
c’est
Travailler,
c’est Manger, c’est
]
[Complétez les
phrases suivantes en utilisant l’infinitif approprié.
se faire couper les
cheveux, se casser la jambe, s’endetter, s’amuser, se mettre en
colère, se fatiguer les yeux, s’ennuyer, se taire, se tromper, se
changer, se sentir bien, se rappeler la date de son anniversaire, se baigner,
se maquiller, s’endormir, se dépêcher, s’en aller, se
laver, se reposer, se réveiller tôt, s’endimancher, se parfumer
Crier et taper des
pieds, c’est ___________________________.
Enlever ses
vêtements et en mettre d’autres, c’est
___________________________.
Être en pleine
forme, c’est ___________________________.
Dépenser
l’argent que l’on n’a pas, c’est
___________________________.
Lire sans beaucoup de
lumière, c’est ___________________________.
Mettre le réveil
pour cinq heures, c’est ___________________________.
Mettre ses plus beaux
habits, c’est ___________________________.
Aller vite, c’est
___________________________.
Trouver le sommeil,
c’est ___________________________.
Faire la même
chose pendant des heures, c’est ___________________________.
Dire que 2 et 4 font
cinq, c’est ___________________________.
Mettre du mascara,
c’est ___________________________.
Tomber en faisant du
ski. c’est ___________________________.
Faire de la natation,
c’est ___________________________.
Allez chez le coiffeur,
c’est ___________________________.
Partir, c’est
___________________________.
Nettoyer une partie du
corps avec de l’eau, c’est ___________________________.
Mettre de l’eau de
toilette, c’est ___________________________.
Faire la sieste,
c’est ___________________________.
Offrir un cadeau
à sa mère, c’est ___________________________.
Fermer la bouche,
c’est ___________________________.
Passer un moment
agréable avec ses amis,
c’est ___________________________.]
L’IMPÉRATIF
-Faites (fais) ce que je
dis et non (pas)ce que je fais.
-Occupe-toi de tes
oignons.
LE GÉRONDIF
C’est en forgeant
qu’on devient forgeron.
(C’est
à force de s’exercer à qqch que l’on y devient
habile.)
[Complétez chaque
phrase en utilisant le verbe qui convient.
C’est en
_________________ qu’on devient chanteur.
C’est en
_________________ qu’on devient danseur.
C’est en
_________________ qu’on devient (cordon-bleu) bon cuisinier.
C’est en
_________________ qu’on devient bon automobiliste.
C’est en
_________________ qu’on devient bon coureur.
C’est en
_________________ qu’on devient avocat.
C’est en
_________________ qu’on devient pianiste.
C’est en
_________________ qu’on devient bon nageur.
C’est en
_________________ qu’on devient bon cycliste (champion cycliste).
C’est en
_________________ trop qu’on devient gros.
C’est en
_________________ trop qu’on devient alcoolique.
C’est en
_________________ trop qu’on devient pauvre
C’est en
_________________ qu’on devient riche.
C’est en
_________________ qu’on devient intelligent.
C’est en
_________________ qu’on devient musclé.
C’est en
_________________ qu’on développe un cancer du poumon.
C’est en
_________________ trop qu’on développe un cancer de la peau.]
LA NÉGATION
-Pas de nouvelles,
bonnes nouvelles. -Il
n’est point de bonheur sans nuage.
-Il n’y a pas
d’effet sans cause. -Il
n’y a pas de fumée sans feu.
IL FAUT
-Il faut battre le fer quand
(pendant qu’) il est chaud
(tant
qu’il est chaud). (profiter sans tarder d’une situation propice)
-Il ne faut pas vendre
la peau de l’ours avant de l’avoir tué.
MIEUX VAUT
-Mieux vaut tard que
jamais. -Mieux
vaut tenir que courir.
QUI
-Qui cherche trouve. -Qui épargne
gagne.
-Qui s’excuse
s’accuse. -Qui
se couche avec des chiens se lève avec des puces.
-Qui va à la
chasse perd sa place. -Qui
veut noyer son chien l’accuse de la rage.
-Qui vole un œuf
vole un bœuf.
-Qui s’y frotte
s’y pique.
(qui se risque
à attaquer, à se mesurer à qqn en subit les
conséquences.)
4. Pour illustrer un
phénomène culturel
-Il ne faut pas
être treize à table.
-faire le zouave (faire
le malin et par extension faire le pitre)
-C’est un coup de Jarnac.
(se dit en parlant d’une
ruse, d’une manœuvre habile ou imprévue par allusion au
duel qui eut lieu le 10 juillet
1547 entre le baron de Jarnac et François de Vivonne.)
-Le mot de Cambronne!
(Pierre-Jacques-Etienne
Cambronne, général français, est censé avoir dit
“merde”
aux Anglais quand ils lui
demandèrent de se rendre à la bataille de Waterloo.)
-être bon pour
Charenton.
(Un hôpital
psychiatrique se trouve dans cette banlieue parisienne. Chaque région
a son
hôpital.)
-Avec des si, on
mettrait Paris en bouteille.
-Paris vaut bien une
messe. (fameuses paroles
d’Henri IV)
(se dit quand qqn
décide de faire quelque chose à contre-cœur)
-Tout va très
bien, madame la marquise! (paroles
d’une chanson populaire)
(se dit ironiquement quand
les choses ne vont pas bien)
-Heureux qui, comme
Ulysse, a fait un beau voyage. (vers d’un sonnet de Du Bellay)
(se dit quand qqn a
effectué un voyage agréable)
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